Le Consensus de Göteborg (lien)

Les politiques sociales, économiques et autres, aussi bien dans le secteur public que privé sont liées entre elles au point que des décisions proposées dans un secteur peuvent avoir un impact sur les objectifs des autres secteurs.

C’est pourquoi des réglementations, des procédures et des méthodes spécifiques se sont déjà développées dans de nombreux pays pour évaluer les impacts des politiques par exemple sur l’environnement, l’emploi, la croissance ou la compétition économique, sur les facteurs culturels et sociaux, mais aussi pour évaluer ce que sont ces impacts selon les groupes ethniques ou le sexe.

L’objectif général de telles évaluations est d’améliorer la connaissance de l’impact potentiel d’une politique ou d’un programme, d’informer les décideurs et les personnes concernées et de faciliter ainsi l’ajustement d’une politique proposée afin d’atténuer les impacts négatifs et d’augmenter le plus possible les impacts positifs.

Le fait que les politiques menées dans des secteurs autres que la santé puissent avoir une influence considérable sur celle-ci, qu’il s’agisse de survenue ou prévention de maladies, d’incapacités ou de décès, n’a jusqu’à présent été pris en considération que de manière très limitée, en particulier dans le cadre des évaluations sociales et environnementales.

Des tentatives récentes pour une approche mieux intégrée de la santé et du développement durable ont fait que l’EIS (Évaluation Impact Santé) se trouve parmi les principales priorités de quelques gouvernements européens (au niveau national, régional et local) et de certaines Organisations Internationales dont l’OMS et la Banque Mondiale.

De même on retrouve cet intérêt croissant dans les milieux de la recherche. Un pas important a été franchi par l’Union Européenne avec l’article 152 du Traité d’Amsterdam qui déclare qu’ « un haut niveau de protection de la santé humaine doit être assuré dans la définition et la mise en œuvre de toutes les politiques et activités communautaires ».

La résolution du Conseil de juin 1999 appelle à l’établissement de procédures permettant de surveiller l’impact des politiques et activités communautaires sur la santé publique et les soins de santé.

Ce mouvement a donné lieu à un puissant élan face au besoin d’une interprétation commune des éléments essentiels de l’EIS, d’un échange international d’expériences et d’innovations.